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le voyage de nola

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11 janvier 2016

De retour au bercail

Rentrée le 11 novembre 2015 sur Paris, Très bien accueillie par un couple d'amis de longue date et avec mon Lény "rapporté" d'Australie, pour vivre en direct les attentats du 13 novembre qui débuterons une séries de désillusions et de tristes constats.

Dans le retour, le plus dur c'est la réaclimatation.
Rien n'a changé, tout a changé, je ne sais plus, mais rien n'est plus pareil.

Je retrouve en France un climat triste et la constante impression que rien ne va dans le bon sens et que tout est contradictoire.

J'ai bien évidement envie d'autre chose. J'ai "changé". Je m'ennuis à mourir dans ce train-train où l'on a plus le temps de rien. 
Je lis alors des blogs de voyageurs sur le retour, mes symptômes leurs sont bien connus. C'est un mal généralisé et dit "banal". Je me sens moins seule.

La solitude à la maison entourée de ses proches est bien plus difficile à vivre que ce même sentiment isolée à l'autre bout du monde.
Les Français en France, envahient par leur quotidient, n'ont plus le temps de rien. L'indisponnibilité est le mot d'ordre qui devient très vite mon propre fardeau.

 
J'ai l'impression de faire du sûr-place, on m'accuse de procrastiner, je suis de plus en plus perdue. Mon entourage qui me soutenait jusqu'ici, devient septique quand aux bénéfices de l'envie de repartir. Partir pour trouver un mode de vie plus en accord avec ce que je suis devenue connotte pour eux ce qui sera analysé comme la fuite preuve de mon instabilité au yeux d'un futur employeur. 


Alors que pour moi la rentabilité est un argument au dépit du bon sens.


Je développe l'hypothèse que personne ne comprendra jamais et je cherche encore comment je vais survivre à ça. 

Je me pose beaucoup de questions sur la suite, ce que je veux et comment y parvenir. Tout rêve étant prit de court par l'impression de pédaller dans la semoule à contre vent.

Je découvre des initiatives qui m'étaient invisibles auparavant. Des groupuscules de "marginaux" pleins d'espoirs et participants activement à l'élaboration d'un monde meilleur. J'y voit ma seule porte de sortie.

Affaire à suivre...


A lire aussi, les retours de voyageurs :

http://oiseaurose.com/2014/11/23/rentrer-de-voyage/

http://www.sethetlise.com/article-six-mois-plus-tard-47541147.html

http://lesbaroudeurs.fr/monde/conseils/la-verite-sur-le-retour-de-voyage/



Et le blog de ma Tosso qui crapahute toujours en Nouvelle Zelande : http://tososacados.tumblr.com/

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T
osso en sac à dos



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22 octobre 2015

Nouvelle Zélande, Great Barrier Island

L'île de la Grande Barrière, ou Aotea en maori,
est une île de Nouvelle-Zélande située dans le golfe de Hauraki,
à environ 90 kilomètres au nord-est de la région d'Auckland.
Superficie : 285 km²
Population : 852 (2006)
New Zealand, I'm Back !
Revenir en Nouvelle-Zélande était pour moi, à la fois un désir profond et le moteur d'un sentiment désagréable. L'impression de faire du sur-place et d'aller nul part. Le monde est bien trop grand pour être parcouru dans son entier en une seule vie et moi je retourne sur mes pas ? 
En vérité c'est la présence de Tosso qui m'y a ramené.
Mais reprenons ! L'arrivée sur Auckland, attendue et redoutée était du hublot et dans la nuit, comme un lit de lucioles hypnotisantes. Lorsque l'on revoit quelque chose de superbe sans ressentir de lassitude, c'est sans doutes que c'est vraiment beau ?
J'y suis back ! Hey bien ça y est ! A chaque coin de rue mon cher Diégo, les souvenirs m'assaillent., mais cette ville est toujours aussi moche et chiante ! ça, ça ne change pas... Vivement qu'on se casse de là !!! 
Ce n'est pas par hasard que nous avons choisi l'île de la Grande Barriere pour commencer notre voyage d'amoureuses.
Nous voulions du dépaysement et vivre une nouvelle belle expérience, du dépaysement nous avons eu !
4h de ferry et des dauphins pour nous tenir la grappe !
Arrivée sur le port accueillit non pas par Manuka, notre hôte qui manque à l'appel mais par un couple d'encornets joyeux, nageant entre les algues d'une eau christaline.
Manuka pointe le bout de son nez avec une bonne demie heure de retard, retard qui sera carractéristique du personnage. Il se pointe donc, à Vélo... Bien... Sachant qu'on est chargées comme des mulets, qui trimballent nourritures pour 5jours et bordel accumulés. S'en suit une montée épique à travers la forêt, sur un track sinueu et glissant, toujours chargées, Manuka galoppant devant. Je lance des regards désespérés à Tosso, qui me répond par un sourir agacés.
"On le tue tout de suite, ou on attends ? Sinon quand est-ce qu'on arrive ? Il est sérieu le mec ???"
Mais le jeu en valait la chandelle, nous découvrons une maison atypique dont le charme nous pique au coeur dès le premier regard.

IMG_9988[1]

 

 

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Pour se mettre en jambe, nous partons à la découverte du lieu, une petite balade sur la plage pour commencer :)

 

IMG_9998[1]

 

 

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Aotéa Track,

Dès le lendemain nous partons réaliser un des voeux inscrits à ma "Liste des trucs à faire".

> Dormir dans un chalet au cours d'une randonnée de plusieurs jours.

C'était dur et c'était chouette. Ce sera au final plus de 60klm parcourus (dont une partie en stop hein !) et 620m d'assention. 

 

IMG_0017[1]Des escaliers, encore des putains d'escaliers !

 

 

IMG_0010[1]Pas peut contente d'arriver au chalet et de profiter de la vue

IMG_0022[1]Jour 2 au sommet du mont, on pose notre marque sur le journal de bord

IMG_0018[1]"We did it !!" Pas peu fière les gonz'

 

 

En bref, nous avons passé 3 jours à randonner, trainer à la maison, faire de la peinture et toutes sortes de créations manuelles, prendre des bains à la belle étoile et chauffés au feu de bois, boire du café en regardant le rugby dans un pub Irlandais entourées de Kiwis hystériques, diner avec notre charmant hôte, rentrer en stop au cul d'un camion, les cheveux au vent, observer les oiseaux, rationner la bouffe et boire des litres de thé... Et tout ça avec plaisir, pour le modique prix d'une journée à ramasser le gason fraichement coupé et édifier un composte en couches.
>>> ça c'était un bon deal mon gas !!!!
Pour plus de nouvelles, adressez vous à : http://tososacados.tumblr.com/ dont vous trouverez le lien ci contre ;)
>> Elle fait ça super bien, pourquoi donc je m'embeterais hein ????
9 octobre 2015

desole du retard ca va vieindre

Et desole pour le manque d'accents, ces foutus claviers americains vont ne rendrent chevre !

 

Bon bah pas de nouvelles = bonnes nouvelles !

J'ai eclate mon ordinateur portable (je ne sais pas comment), il est du coup super contraignant et complique de donner des news.

 

Mais depuis debut aout, il s'en est passees des choses GENIALES dans ma vie.

 

Le 26 aout je quittais Renmark mes 88jrs de fermes valides et la boulle au ventre avec Luke (un enfant perdu Gallois) direction Adelaide ou nous avons choppe Aaron (un backpacker Australien qui courrait le pays a la poursuite d'une Francaise qui lui a vole le coeur et que nous avons trouve sur le bon coin australien) Nous partons alors tout les trois, la voiture de Maelle pleine a craquer (ce qui me vaudra un peu plus tard 500$ en disques de freins, pneux et parallellisme) pour dix jours de trip vers Perth en passant par les Flinders Range et la Nullarbor Plain. L'equivalent d'un Londre Moscou. En trois mots, peace, harmony et easy going, AU TOP !

 

11933461_10204886811915031_7107735622915987926_nAaron, Luke and I leaving the Flinders Ranges to The Nullarbor Plain.

 

A perth debut septembre je retrouve mon Leny avec qui je vis quelques jours dans une maison immences avec vues sur les pres, les vignes, les colines, les chevaux crinieres au vent... J'y retrouve egalement Flo mon super copain de nouvelle zealand avec qui je passe de tres agreables soirees a rattrapper le temps perdus et j'y passe quelques bonnes apres midi avec Aaron a chiller de park en shopping. C'est la que la voiture finie a la fourriere pour seulement 15minutes de retard sur le tiquet. cette mesaventure me coutera 600$ ajoutes aux 500$ de reparations sur la voiture. le budget vacances est mort, y'a plus qu'a croiser les doigts.

 

11994375_1196148893744623_1189310595_nRetrouvailles avec Leny, bonheur <3

 

Mis septembre, je monte a Carnarvon, retrouver des copains d'Adelaide, John (chez qui j'avais squatter en rentrant de Bali) et Emma. J'y laisse la voiture de Maelle.

Des le lendemain j'embarque avec Maud et Max, des amis d'amis, vers Coral bay, Exmouth et a destination de Karijini, a bord de leur petit van.
Un trip au TOP encore une fois. Un couple adorable qui m'accueille chaleureusement. On peche, marche, visite des plages sublimes, on voit des tonnes d'animauxm, emues, wallabies, kangaroos, equidne, dingos, lesards. On fait de la plonge palmes et tuba dans des eaux turquoises, on y voit des baleines, des tortues, des raies, des requins, des poissons de toutes les couleurs et des concombres de mer degeux...

On retrouve Maelle et Joel a Karijini 3jours plus tard. Ca faisait deja 5 mois que je n'avais vu Maelle et 4 mois que Joel avait quitte Paringa. Le bonheur de passer 4jrs avec eux a patoger dans les gorges, randonner, manger, jouer a la petanque et picoler un peu mais jamais trop ! D'autant plus que karijini c'etait mon reve australien. Maelle et moi meme, planifions ce voyage ensemble depuis Fevrier ! 

 

IMG_9661Karijini National Parkm les pied dans l'eau et les pieds de Maelle.

 

Fin septembre Maelle, Joel et moi meme redescendons a carnarvon. je vis alors avec John dans une ferme ou je cueille des courgettes pour me refaire des imprevus financiers. On campe sous les mangiers, il y a bien pire comme situation. Repos et trips en tracteurs.

 

IMG_9718Le camp a la ferme avec le van de john en premier plan, carnarvon.

 

Une semaine et demi plus tard, la troupe d'Adelaide, Maelle, John, Emma et notre Suisse de Geelong Joel, descendons a Perth attraper notre chainon alors manquant Leny, pour aller a une "bush party" (Une rave Australienne). Derniere soiree tres forte en emotions dans un cadre absolument idilique, perdu au beau milieu d'une superbe foret, du son et des copains pour jouer avec.


Le lendemain soir j'etais seule dans l'avion direction Melbourne ou je suis actuellement avec Tosso (ma meilleure copine Ever) fraichement arrivee de France. Dieu que c'est bon de l'avoir avec moi !

 

IMG_9908[1]Tosso qui se remet doucement de son decalage horraire sur les quais de Melbourne

 

Dans quelques jours nous seront en Nouvelle Zealand pour un mois.

Apres ca, qui vivra verra.

4 août 2015

Un dimanche comme un autre, ou pas !

 

 

Réveillée par la lumière extérieure, aux alentours de 7am comme chaque matin, réveil brumeux, mais souriant ! (Je dis : réveillée par « la lumière extérieure » parce que là ça commence à faire longtemps qu’on avait pas vu le soleil ! Faut pas oublier que chez nous de l’autre coté du globe c’est l’hivers.)

 

Petit déjeuner. Texto de Blue. On se lave les dents et hop’ on saute dans la voiture direction les champs où 4 Kangourous m’attendaient se prélassant paresseusement. Pas fous ils ont vite prit la fuite en sautant énergiquement à l’arrivée de la Mitsubishi.

 

Et puis comme ça arrive souvent par un dimanche ensoleillé, pas trop la foie de cueillir et de remplir des beines, alors à 15h je filais direction « la maison ».

 

Capture d’écran 2015-08-04 à 15

 

Après une chouette rencontre avec un superbe Renard roux au détour d’un rang d’orange, j’arrive au camp et me rend compte que le meilleur spot de lecture au soleil avec vue sur la rivière est déjà prit… Je décide alors d’innover et de partir en voiture chercher un « endroit où lire » loin du camp et de la routine.

 

C’est incroyable comme on est con des fois… Le pire étant que ce n’est pas la première fois que je me fais cette réflexion !

 

« Tiens, elle va où cette route qui suit la rivière ? »
Et BIM après quelques kilomètres à suivre cette sinueuse et charmante route j’arrive sur ce qui sera mon spot de lecture pour le reste de la journée.

 

Deux mois que je traine dans le coin, comment est ce possible que je n’ai jamais entendu parlé de cet endroit ? Y’a des plages sur la Murray river ?

 

Capture d’écran 2015-08-04 à 15

 

 

T’arrive à un endroit tu crois que tu vas le connaître par cœur en deux-deux et puis tu te laisse encrasser par la routine, tu ne prends jamais le temps et BIM les mois passent et tu ne vois jamais rien, tu t’en vas et t’as jamais rien vu…

 

Devant mes yeux ébahis, un groupe de 10 pélicans nageant sur la rivière, des petits oiseaux multicolores qui batifoles d’Eucalyptus en Roseaux et pas un chat… Une plage déserte rien que pour moi et mon livre. Un endroit parfait pour apprécier les rayons d’un soleil qui m’avait vraiment manqué.

 

J’aime bien le dimanche finalement.

4 août 2015

Beer Tasting and

 

Renmark, ce n'est pas vraiment le paradis niveau activités divertissantes...

Déjà 2 mois que l'on est arrivé à Paringa. Autant dire qu'on a déjà un peu tout envisagé...

Le top reste cette brasserie de très bonnes bières Australiennes.

 

Wilkadene, Woolshed Brewery


Capture d’écran 2015-08-04 à 15Pot d'arrivée de Julie, Chris, Victor, Floriane, Remi et Laura à la Woolshed Brewery

 


 Lien vers mes google+ photos :

>>> https://plus.google.com/102711556521141739524/posts/WaQq3UtVSTs <<<



Lien vers le website :

>>> http://www.southaustralia.com/info.aspx?id=9011248 <<<

 

Une journée de travail qui se termine un peu tôt, un rayon de soleil et très vite la rumeur prend forme.

              - Are we going to the Beer Tasting ???

              - Evidement !!!

 

Un moment très convivial, une vue superbe, beaucoup d'oiseaux et une dizaines de bières toutes aussi savoureuses les unes que les autres.

 

Capture d’écran 2015-08-04 à 15Nico, Bylbain, Chris et Ju

 

Capture d’écran 2015-08-04 à 15L'aparté filles, Anndrea, Noémie, Fanny et Anna

 

Pour nous, "Pickers", c'est l'occasion d'une respiration loin du camp et des champs.

Le temps d'une pinte, on se relax et on fait semblant d'avoir de l'argent à dépenser. 

Ces instants nous rappellent que l'on est aussi ici pour profiter de nos "vacances", que "travailler" ne doit pas vouloir dire subir et que vivre au camp ne doit pas être synonyme d'isolement et de routine.

 

Capture d’écran 2015-08-04 à 15Zach et Marina, observant amoureusement des oiseaux

 

 

Il est vrai que la plupart du temps nous vivons entre le camp, la rivière et les champs. Nous limitons nos sorties en "ville" à une, voir maximum deux fois par semaine, faire le plein, la lessive, les courses, aller sur internet... On ne peut clairement pas dire que nous sommes habitants de Paringa ou même de Renmark. Mis à part nos collègues et superviseurs, nous n'avons absolument aucun contact avec l'extérieur.

Sauf lorsque nous allons au "beer tasting".

Y compris lorsque nous allons au Mac Do' où nous passons des heures sur internet, Les enfants perdus se retrouvent autour d'une même table, évitant le contact même visuel avec les locaux. A la Bibliothèque, à la laverie automatique, au supermarché, à la pompe à essence, nous croisons d'autres Backpackers, ceci n'entrainant aucunes réactions particulières, ni sourires, ni complicités, seule l'indifférence. 

Ils ne savent pas que nous existons, nous ne savons pas comment ils vivent. Chacun vit son expérience cloisonné dans son petit quotidien, entre camp et champs...

 

Attention article pessimiste, mais finalement laissé tel quel.

L’ambiance de Renmark est très particulière. Un camp gratuit au bord de la rivière est mit à disposition des « Pickers », la durée maximum de séjour est limitée à une semaine. Pas la peine de vous préciser que compte tenu de leurs revenus très moyens et du prix exorbitants des loyers, les Backpackers ont tendances à rester bien plus longtemps. La commune a cependant fait installer des toilettes et organise le ramassage des ordures, parce qu’il est bien évident que ca deviendrait ingérable autrement…

Le « free camp » loge à peu près 200 jeunes gens, qui restent vivre là parfois jusqu’à 3-4mois, sans électricité, ni eau courante. Rien n’est mis à leur disposition pour leur rendre la vie moins dure.
Il n’y a qu’un seul endroit en ville où il est possible de prendre une douche, moyennant 5 dollars et ouvert seulement 2h par jour.
La Bibliothèque ayant bloqué l’accès aux prises électriques, le seul moyen de recharger leurs électroniques est au supermarché, assis par terre dans la galerie marchande, se faisant jeter gentiment par les agents de sécurités.
L’hivers étant là, le froid l’accompagnant, faire un feu de camp reste le seul moyen d’obtenir un peu de chaleur et de confort. Cela implique donc des quantités de bois assez impressionnantes. La ville a interdit le ramassage sauvage du bois sans proposer d’alternative, mettant ainsi dans l’illégalité la plupart des jeunes et mettant en péril l’écosystème des parcs nationaux.

Il est évident que les locaux ne voient pas notre présence d’un très bon œil, il est rare en dehors des commerçants et employés communaux de croiser des personnes agréables, souriantes et bienveillantes à notre égard. On se fait souvent bousculer au supermarché, les gens souffles lorsqu’on leur demande de répéter ce qu’ils viennent de nous dirent, ils s’impatientent derrière nous dans les files d’attentes, ils nous regardent avec incompréhension et une certaine gène à la laverie automatique…

Cela engendre un comportement de retrait et de distance de notre part. On se surprend à parler très fort dans nos langues maternelles à travers les rayons des supermarchés, à faire comme si on était tout seul un peu partout où l’on est. Comme si on avait tous inconsciemment créer un bouclier invisible pour se protéger des regards.

Il est fréquent d’observer des vans et 4x4 garés pendant plusieurs jours sur les parkings, prenant leurs aises, laissant affaires et détritus un peu partout autour d’eux. La commune ayant tout fait pour les empêcher de rester en ville, et les inciter à se reclure au « free camp », comme de fermer les toilettes la nuit, de ne pas mettre de poubelles avec une ouverture suffisamment grande pour y jeter les déchets…

Les locaux ne comprennent absolument pas ce que l’on fou là et la manière dont l’on vit, au moins autant que l’on ignore leurs quotidiens.

Je pense qu’il faut les comprendre. Six mois de l’année, c’est un peu comme une invasion de jeunes gens qui paraissent sales, habillés n’importe comment, qui sentent parfois relativement mauvais, qui semblent n’avoir aucunes manières, qui trainent toujours en bandes et qui ont pour réputation d’être fauchés et par conséquent de voler, de faire les poubelles, d’enfreindre les lois…

Je pense que c’est pour cela que l’on n’aime peu quitter notre camp, que l’on s’y recule de nous même et qu’on s’y sent si bien.

Parfois j’ai l’impression qu’en passant de l’autre coté de l’équateur, je suis passé de l’autre coté de la barrière, du coté des envahisseurs, de ceux qui font chier et qui « ferait mieux de rentrer dans leur pays », discours souvent entendu par chez moi à l’égards des dit « étrangers ».

J’ai souvent l’impression que la commune de Renmark ferme les yeux sur notre présence, faisant mine que l’on n’existe pas, que les conditions de vies vraiment limites dans lesquels certains d’entre nous vivent, ne les concernent pas et n’est « pas leur problème ». Pourtant comme je l’ai déjà dit tout notre système d’import/export repose en partie sur notre présence en Australie et j’ai même envie d’aller plus loin en avançant que cette ville qui ne subsisterait pas sans les bénéfices engendrés par l’agriculture, ne survivrait pas à l’absence des cueilleurs saisonniers immigrants. Parce que ne nous leurrons pas, du moins dans notre équipe moins de 10% des cueilleurs saisonniers sont Australiens.

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12 juillet 2015

The lost children's camp, partie 2, Les fourmis


Capture d’écran 2015-07-12 à 17
Toute dernière photo avec les Fanfarons. J'crois bien que c'était la beine de Chloé et Yanis.

 

 

J'avais très envie de faire une vidéo pour montrer ce que peut être une journée de "picking".

(je vous ai même fait des sous-titres, à activer en bas de la vidéo sur youtube)

Alors voilà notre quotidient depuis 2 mois :)

 

 

the lost children s camp partII the ants



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5 juillet 2015

The Lost Children's Camp - part I

 

Comme le dit Julie,

"En Voyage, on vit des petites vies"

 

Appréciant particulièrement mon expérience at The Lost Children's Camp,
j'ai décidé de consacrer un peu de mon temps à tâcher de vous la faire partager,
d'abord par les articles, puis comme cela ne me semblait pas suffisant...

 

Mesdames, Messieurs, Amis, Familles,
Les enfants perdus de Paringa ont le plaisir de vous présenter leur "petite vie".

 


The Lost Children s camp introduction

 

 

The lost children s camp part1 the cicadas

 

 

- To be continued -

 

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5 juillet 2015

Le départ des Fanfarons

 

Les hobbits sont partit, emmenant avec eux Cyril qui devient Sam dans leur quête de l’Uluru. Avec eux Seiji et Naoki, nos deux  «crazy » et attachants Japonnais. Les 5 Fanfarons du camp nous ont quitté, laissant derrière eux une famille dépossédée.

 

 
IMG_8094Notre "maison" qui a bien changé depuis notre arrivée.

 

Pour la première fois je me rends compte de la capacité d’adaptation du groupe. Je m’attendais à un chaos qui selon moi aurait duré quelques jours. Mais bien au contraire, bien que lors de la première soirée une odeur de deuil ramollissait nos esprits, un engouement convivial a rassemblé les endeuillés autour du poil, dans un silence souriant.

 

IMG_8051Instant convivial, Noémie, Marina, Fanny et Sylvain autour du Gateau d'Anniversaire de Malika.

 

 

Le lendemain matin, je me suis réveillée, la tête bien profondément enfouit dans mon fouillis habituel. Je suis sortie de la voiture, tachant de refermer doucement la portière pour ne pas réveiller Anna. Je me suis dirigée vers les toilettes et puis j’ai fais demi tour parce que j’avais oublié le papier toilette dans la voiture. J’ai ensuite croisé Noémie, qui de son superbe sourire m‘a électro-choquée…

 

Capture d’écran 2015-07-05 à 16Noémie, notre Guyannaise au sourire Electro-choquant

 

Dès ce matin là, le lendemain du départ des Fanfarons, une osmose qui a durée quelques jours enflammée le camp des enfants perdus. 

 

Se sentir à la maison. Entouré de personnes aimés, bien que casi-inconnues. Déjà un mois que l’on vivait ensemble et seulement pour le meilleur. Cette impression de se connaître tous tellement bien. Les 20 avaient trouvés un équilibre assez incroyable. Ils n’avaient pas vu l’ombre d’un conflits ou d’une complication.

 

IMG_8026Les enfants perdus au complet avant le départ des garçons et l'arrivée des nouveaux.

 

 

J’ai pu observer les membres de notre famille changer. Sylvain a prit le relais concernant la maintenance, j’ai pris mes aises concernant le bruit ambiant, Yanis fidèle à lui même perpétue son rangement frénétique, Chacun se relai concernant l’ambiance musicale, Nico allume le feu et lorsqu’il ne le fait pas, personne ne le fait…On a même vu Fanny s’intéresser au branchement électrique ! On a tous, un petit peu changé, comblant les espaces laissés libre, réajustant l’équilibre.

 

Il n’y a pas un jour sans que je m’assure d’être heureuse et épanouie et il n’y a pas un jour sans que je me réponde à moi-même, que j’aime profondément cet endroit, ce mode de vie, cette expérience, ces personnes, que je suis profondément heureuse, épanouie et que je ne voudrais pour rien au monde laisser quoi que ce soit me tirer de là.

 

 
IMG_8222Un instant "Chill" coucher de soleil au dessu du camp

 

Je sais que mon expérience ici n’est pas vouée à durer pour toujours, alors j’attends le jour où je sentirais qu’il est temps de partir. En attendant je profite de chaque instant.

 

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31 mai 2015

Le camp des enfants perdus

 

Quand on a du cul, on se creuse un trou ! Mais un joli trou bien confortable. 
Poésie matinale, Nola Parme en hommage à son maître Leny Fernandez.

 

Capture d’écran 2015-05-31 à 15Yoga matinal d'Andréa sur le rocher promontant notre camp

 

 

Welcome to Renmark,

 

 

Petite ville au climat semi-désertique, du Riverland South Australia. Etablie début 1900, elle loge aujourd’hui 5000 habitants.

 

Il y a de ça une bonne semaine, Anna, Joël and I, avons « parké » nos véhicules le long de la Murray river, qui du long de ses 2500klm est la plus longue rivière d’Australie. Nous vivons dans le camp mit à disposition par Blue, notre amical manager, avec 19 autres joyeux « pickers » d’un peu partout, surtout Français, deux Américains, deux Australiens, une Sud Africaine, deux Japonais, deux Guyanais, un Italien et Joël notre Suisse.

 
Capture d’écran 2015-05-31 à 15Le dit camp

 

Le camp est rudimentaire, mais très convivial.

 

Une petite cabane de jardin nous sert de salle de bain avec son toilet et sa pomme de douche chaude.

 

D’autres backpackers avant nous avaient installé une autre « cabane » fait de bric à brac où nous abritons notre « cuisine ». Thibault, notre colloc électricien nous a installé l’électricité. Nous avons donc un frigo et tout un tas de trucs qui rendent la vie plus facile, comme une borne où re-charger nos ordinateurs et portables, un grille pain, une bouilloire, un toaster… Nous avons même une friteuse (hahaaa, le luxe) et un press-agrumes, bien utile sachant qu’on rapporte chaque jour des sacs entiers d’oranges, clémentines et pamplemous à l’œil.

 

Capture d’écran 2015-05-31 à 15L'oeuvre de Thibault

 

La journée les collocs vont et viènnent des petits « living room » qu’ils ont installés entre leurs vans, à l’espace commun. Dès que le soleil pointe le bout de son nez, tout le monde se rue vers la barque et le radeau pour rejoindre l’autre rive et lézarder au soleil en buvant quelque bières ou en écoutant un peu de son.

 

Capture d’écran 2015-05-31 à 15Noémie et Fanny, et leur living room 

 

La pèche ne donne pas grand chose et les lignes ont vite été laissées à l’abandon au profit du bricolage qui est désormais l’activité de référence. Nous avons déjà vu naître quelques merveilles, comme un fauteuil, une table, un tableau électrique, un début de cabane dans un arbre… Chacun y va de son bon vouloir, de son savoir et de sa motivation.

 

Capture d’écran 2015-05-31 à 16les lignes délaissées 

Capture d’écran 2015-05-31 à 15Cyril, Joël et Nico en pleine action constructive

 

Capture d’écran 2015-05-31 à 15Cyril pas peux fière de son oeuvre

 

Le rituel du matin c’est d’attendre le sms de Blue, annonçant l’heure d’embauche. Ce matin là, le sms ne parvenait pas. Les 22 avaient petit déjeuné et commençaient à tourner en rond. Mais tant d’esprits alimentés à la bonne humeur ne peuvent pas se contenter de laisser le temps passer. C’est Alors que Zack’ et Marina se motivèrent à installer leur « Stat Line » entre deux arbres. Zack’ est moniteur éducateur plein air au USA, il accompagne des jeunes en grandes difficultés dans des séjours natures de 6 à 12 mois durant. C’est donc avec son esprit pédagogue et sa passion pour l’escalade qu’il nous a accompagné à la découverte de notre équilibre sur cette sangle tirée entre deux arbres du camp.

 

 

Capture d’écran 2015-05-31 à 15Démonstration de Marina

 

 

Cette initiative a entrainé l’euphorie, chacun y allant de sa touche. 30 minutes plus tard, le camp était devenu une aire de découvertes et d’entrainement sur le thème du cirque. Bolasses, jongleries, bâton du diable, exercices d’équilibres, initiation Hip Hop, frisbee, ballons…

 

Capture d’écran 2015-05-31 à 16Les enfants perdus expérimentants les arts du cirques

 

 

 

Cette ambiance qui me fait toujours rêver lorsque les autres m’en parle, m’a renvoyé une fois encore à tous ces moments dans la vie où tu ne sais qu’apporter, si ce n’est un sourire admiratif. J’observais avec plaisir et prenait quelques photos sans aucunement avoir l’envie d’en faire partie, malgré les invitations des copains.

 

Capture d’écran 2015-05-31 à 16Noémie surfant sur la vague de plastique

 

Un moment avait passé et les téméraires persévéraient dans leurs arts, lorsque tout le monde réagit spontanément et en coeur à la réception du message de Blue.

 

« No work Today »

 

« NO WORK TODAY » reprirent les 21 en criant, chantant et sifflant.

 

Je tournais la tête et aperçu, Zack’, Saiji et Cyril, armés de leurs cannes à pèches et d’un pack de bière amarrer le radeau. A peine avais-je eu le temps d’y songé, que mon corps en avait décidé, je sautais sur l’embarquassions.

 

Capture d’écran 2015-05-31 à 16Zack' étonnament pas très doué pour le montage de la ligne

 

Capture d’écran 2015-05-31 à 16On laisse les garçons rammer, sous les directions du capitaine Saiji.

 

Au fil de l’eau, les cheveux au vent, les yeux vers les nuages, la peau captant les rayons du soleil, les oreilles envoutées par les sons des oiseaux, des pagaies dans l’eau et les conversations des garçons, je vivais là l’apogée de ma journée.

 
Capture d’écran 2015-05-31 à 15La fourmie métamorphosée en Cigale le temps d'une journée

 

Le soir, c’est autour d’un grand feu que tout le monde se retrouve, cuisine, discute et en apprend sur les autres. Le « cuisine-shed » s’allume d’un néon, pour abriter des concours de fléchettes. Après quelques verres de « goon » Fuji attrape son didgéridoo, suivit de joël et Max aux percutions, de Pat` et Blue à la guitare …  s’en suit un bœuf endiablé, agrémenté tantôt de musique électro ou de musiciens d’un instant. Ça danse, ça rit, ça discute, ça se relaxe au coin du feu après une dure journée d’« Orange picking ».

 

Capture d’écran 2015-05-31 à 16Chloé et Yanis qui préparent à manger

Capture d’écran 2015-05-31 à 16La cuisine shed et les copains un peu enivré par le goon, Nico, Joël, Jean, Sylvain et Thibault.

 

Pour les grandes occasions et lorsque le « goon » a envouté les esprits, Thibault et Jean, dit « Les Hobbits » nous font le plaisir d’une démonstration de jongleries enflammées.

 

Capture d’écran 2015-05-31 à 15Les Hobbits et leur spectacle de lumière 

 

Il règne une ambiance très convivial, entre train train et fête.

Mattéo appel ça, « THE working Holiday » le parfait mélange entre travail et vacances.

 

Je laisse le future s’embaumer d’un voile, qui lui donne un aspect flou.

Je suis cependant confiante, forte de mes lectures présentes.

 

« Let’s see how it goes, will be fine »

 

Je laisse les pensées négatives aux autres,

J’oublis le froid, la saleté et m’accommode d’un petit confort,

Je vis pleinement mon présent, dans cet univers surprenant.

 

J’apprécie, je goute, j’expérimente, je vis.

 

 

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22 mai 2015

Etre un « picker », oui mais à quel prix ?

 

 

Au bout de quelques jours nos espoirs de faire de l’argent avaient quasiment disparus…

 

Devait-on rester à ramasser ces foutus clémentines 9h par jour pour 65$/jours ?

 

Devions-nous faire souffrir notre dos et se fatiguer moralement pendant ces foutus 88 jours pour obtenir une seconde année en Australie ?

 

Devait-on réellement endurer le réveil froid dans la voiture sans possibilités de prendre une douche pendant des jours, accumulant la poussière, les pesticides rapportés des champs et collants avec cette foutue transpiration ?

 

 

Alors que ces questionnements devenaient redondants dans nos conversations, je persistais dans mon objectif ! Rester 1 an de plus !

 

Au fil des beines et des clémentines, mon esprit s’égarait à rêver à mes prochains voyages, à mon retour à la maison ; retrouver mes frères et sœurs, mes parents, ma famille, sérer ma chère grand mère dans mes bras, aller en vélo retrouver mon oncle et sa merveilleuse famille pour un déjeuner convivial, il m’emmènera aux champignons, je retrouverais mes cousins, nous ferons les quatre cents coups...

Capture d’écran 2015-05-10 à 13Les foutues clémentines
 

Au fil des beines et des clémentines, je rêvais à mes retrouvailles avec Tosso à Melbourne d’ici 5mois, à notre périple en nz, toutes les deux avec notre sac à dos à parcourir ce pays que j’aime tant… Je me voyais lui faire découvrir ce que j’y avais tant aimé et voir tout ce que je n’avais pas eu le temps de voir…

Mais tous ces rêves ramènent à sa réalité, la cigale que je suis. Ramasser des oranges pour payer mon droit de sortir du territoire, payer mes rêves et payer mes excès en Australie.

 

Au fil des beines et des clémentines, mon esprit s’égare…

 

75$ TTC la journée de dur labeur… Ce détail me ramène aux raisons qui m’ont poussées à quitter Paris et mon quotidien qui ne me suffisait plus. Pourquoi trimer de la sorte ? Si l’argent n’en est pas la raison, cette deuxième année vaut-elle cet effort ?

 

Je rêve alors d’un monde où personne n’aurait à ramasser ces foutues clémentines pour si peux de compensations financières. Je déteste ceux à quoi je participe alors. J’éprouve le même dégoût à accepter ces conditions de travail, que lorsque j’achètes ces produit premiers prix au super marcher. Trop contente j’étais de trouver des clémentines si peu chères, fermant les yeux si le prix que d’autres ont à payer pour de ce bas prix…

 

Aujourd’hui c’est vert que l’on est, lorsque l’on voit les clémentines à 2$ le kilos chez Woolworth… 2$...

 

Dans quel monde vit-on ? Je rêve d’un monde où l’humain ne serait plus surexploité, où notre consommation serait faite de produits à notre portée.

 

Okey je m’embale me direz-vous ! Bientôt c’est au fond des Cévennes, dans une yourte à dealer des yaourts contre des chaussons que vous me retrouverez !

 

Bref… Le système que je soutien en acceptant ces conditions de travail me dérange !

 

 

C’est là que les tirades à la Maëlle, font encore preuve de leur efficacité :

 

Nous rencontrons alors deux demoiselles, qui nous donnent gracieusement le contact de Blue, un fermier qui met à disposition une douche chaude pour ses employés. (Je rappel à mes cher lecteurs, que j’usqu’ici nous n’avions pas eu accès à une douche depuis bientôt une semaine, que nous avions pris une « douchette » dans un arbre creux après avoir fait bouillir de l’eau sur le feu de bois, au beau milieu du national park)

 

Capture d’écran 2015-05-22 à 18National park, eau qui boue et vue sur la murray river 

Je l’appel.

Oui, « JE » l’appel, parce que de nous 6 c’est moi qui parle le mieux anglais (instant fierté, pow pow pow).


Nous rencontrons très vite Blue, un maori émigré depuis bientôt 30ans en Australie.

Nous découvrons tout aussi vite, le camping et nos potentiels futurs collègues et collocs.

 

Capture d’écran 2015-05-22 à 18apperçu du camp en attendant le prochain article dédié 

 

C’est décidé ! Tout aussi vite, nous quittons Costa, Sam et nos clémentines pour rejoindre Blue et ses oranges.

 

Au fil des beines et des Oranges, je n’ai plus de problèmes d’étiques, nous faisons de l’argent, j’économise pour me payer un futur.

 

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